La maison. “Intérieurs” – Une sorte de voyage imaginaire à travers la photographie sur l’idée de la maison et de la maladie/handicap pour donner une forme à l’invisible (mindfulness et/ou catharsis?)

In/visibles 1-29 Settembre 2018, Galerie Remp Arts, Durban-Corbières, Francia

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dédié à ma famille, Claudio Cravero, Claudio Isgrò (je lui suis particulièrement reconnaissant), Sylvie Romieu, Anthony Sestito et tous mes… “semblables”

La maison. “Intérieurs”

di G. Regnani

gerardo.regnani@gmail.com

abstract

La maison – “Intérieurs” est un nouveau travail photographique (“low fi”) sur le thème de la maison. Mon précédent travail était plutôt destiné à présenter un répertoire possible de formes du mythe. Pour le cas présent, en revanche, la dimension mythique précédemment évoquée reste en retrait, presque silencieuse, laissant ainsi la place à un quotidien moins chanceux. Un quotidien sur lequel j’ai enquêté de manière idéale, à travers un investigation imaginaire avec la photographie, pour donner forme à l’invisible. J’ai tenté de relire (aussi pour des raisons personnelles), d’autres relations possibles entre l’idée de la maison et celle de la maladie. Parmi les nombreuses options du mythe, je suis parti de celle qui interprète la maison comme un lieu physique et/ou spirituel serein. Une stéréotype, donc, pourrait/devrait, le cas échéant, être intégré/revu avec l’idée opposée, celle d’une dimension parfois moins bienveillante et chanceuse, bien que restant cependant un remède d’opposition tenace aux adversités de la vie et, dans tous les cas, un bastion symbolique de confiance dans le futur.

Rome, le 2 novembre 2017

—————————————————————- aperçu —————————————————————-

Le polyptyque La maison. “Intérieurs” sera exposé lors de l’exposition: In/visibles, 1-29 septembre 2018, Galerie Remp Arts, Durban-Corbières, France (***). Auteurs: Claudio Cravero, Turin et Gerardo Regnani, Rome. Commissaire: Claudio Isgrò et Sylvie Romieu. Plus d’informations: à suivre, après le texte La maison – “Intérieurs“, et sur le site https://www.galerie-remp-arts.com/copie-de-saison-2017/.

 Claudio Cravero, s.t.  Cravero-In-visibili  In/visibles  La_casa-Interni-Regnani_Gerardo11aa  G. Regnani, La maison – “Intérieurs

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La casa - Interni - polittico - light

G. Regnani, polyptyque La maison – “Intérieurs

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G. Regnani, polyptyque La maison – “Intérieurs”
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(*)(**)(***) –> la fiche technique et illustrative et les info de l’expo.

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musique:

Emanuele Regnani, Birth, 2018, 00:05:26

free download: https://soundcloud.com/flew-music/birth

texte court

La maison. “Intérieurs”

Il y a quelques temps j’avais déjà réalisé un polyptyque consacré au thème de la maison.

Ce précédent travail, bien que lui aussi “pollué” par mon vécu, était plutôt destiné à présenter un répertoire possible de formes du mythe, une sorte de micro-catalogue de ses variétés et de l’imaginaire collectif, hypothétique, correspondant.

Pour le cas présent, en revanche, la dimension mythique précédemment évoquée reste en retrait, presque silencieuse, laissant ainsi la place à une mythologie plus mélancolique de la quotidienneté.  Un quotidien moins chanceux, sur lequel j’ai enquêté de manière idéale durant l’une de mes investigations imaginaires pour donner forme à l’invisible à travers la photographie.

Pour ce faire, je suis parti d’une constatation simple, mais non dénuée d’importance : tout est doté d’une esthétique et d’une dialectique (techniquement, de moyens de communication), y compris lorsque ces propriétés semblent absentes ou même niées.

Parmi les différents supports, la photographie, dès ses débuts et grâce à son patrimoine visuel immense, continue à nous offrir un échantillon d’exemples pratiquement infini.

Et parmi les multiples sujets d’enquêtes du support, la maison, si chargée en mythes et stéréotypes, est certainement un cas exemplaire, qui offre un choix très vaste de variantes esthétiques/dialectiques, telles qu’elles permettent de comprendre les expressions les plus disparates voire antithétiques.

Parmi les nombreuses options du mythe, je suis parti de celle qui interprète la maison comme un lieu physique et/ou spirituel serein. Un écran magique et enchanté, un environnement heureux où protéger, soigner et partager au mieux nos « trésors » les plus précieux et représentatifs.

Et, par-dessus tout, ceux qui nous sont chers.

Et il en est habituellement ainsi.

Mais pour les autres “biens” moins appréciés, comme les blessures profondes que la vie, malheureusement, nous inflige et que la maison peut/doit héberger et protéger, il me semble qu’une certaine tendance à l’omerta, au déni, soit fréquemment de mise.

Le stéréotype, donc, qui l’imagine, presque toujours exclusivement de manière positive (fondement par ailleurs quelque peu rudimentaire) pourrait/devrait, le cas échéant, être intégré/revu avec l’idée opposée, celle d’une dimension parfois moins bienveillante et chanceuse, bien que restant cependant un remède d’opposition tenace aux adversités de la vie et, dans tous les cas, un bastion symbolique de confiance dans le futur.

Ceci étant dit, à travers un parcours narratif personnel imaginaire, j’ai tenté d’évoquer, de façon indirecte et seulement par touches, une dimension intime de la maison différente des clichés bienveillants habituels.

Un statut différent qui, à l’opposé, la caractérise comme une réalité parfois sombre et pénible, mais pas nécessairement comme un lieu de capitulation et de défaite.

Bien au contraire!

Rome, le 2 novembre 2017 (traduction: Opitrad)

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texte entier

La maison. «Intérieurs»

Il y a quelque temps, j’avais déjà créé un polyptyque dédié au thème de la maison. Mon précédent travail, même s’il était aussi “pollué” par mon expérience, était plus orienté vers la présentation d’un possible répertoire de formes du mythe, vers une sorte de microcatalogue de ses variétés et de l’imaginaire relatif, hypothétique, collectif.

Cependant, à cette occasion, la précédente dimension mythique reste en toile de fond, presque silencieuse, et cédat la place à une plus triste mythologie de notre quotidien.

Une vie quotidienne moins chanceuse, évoquée seulement indirectement et par des indices, et donc jamais explicitement montré, que j’ai idéalement étudié au cours de mon enquête imaginaire pour donner forme à l’invisible à travers des photographies “low fi“..

Pour se faire, je partais d’une simple mais non pertinente observation: tout est doté d’une esthétique et d’une dialectique – techniquement, les moyens de la communication – même lorsque ceux-ci semblent absents ou même refusés.

La mort encore, qu’elle soit vécue ou médiée, dispose toujours de ces propriétés.

L’angoissant scénario, se caractérise en général par une succession de moments de refroidissement, mais il n’est pas rare qu’il se distingue aussi par une absence apparente de dialectique. De plus, la mort est une éventualité qui ne permet pas – par la loi – une opposition dialectique avec qui que ce soit.

Il s’agit du douloureux et immuable dénis de toute comparaison, sans pitié et / ou rabais pour quiconque.

Toujours implacable face à toute forme de vie.

Tout, comme j’ai dejà dit, de la mort vers le bas, communique aussi par des expressions esthétiques et dialectiques – matérielles, immatérielles, changeants et particuliers – même s’ils semblent manquer et / ou apparaît rejeté à l’expéditeur.

Parmi les différents médias, la photographie, depuis le début avec son immense patrimoine visuel, continue de nous offrir un échantillon d’exemples pratiquement infinis.

Et parmi les nombreux sujets d’investigation du médium, la maison, avec sa charge de mythe et de stéréotypes, est sans doute un cas exemplaire, en offrant un immense large choix de variantes esthétiques / dialectiques, capables de comprendre les expressions les plus disparates et parfois même antithétiques. Parmi les nombreuses options du mythe – parce qu’il est fonctionnel au «discours» inhérent à mon dernier travail – je suis parti de ce qui interprète la maison comme un lieu physique et / ou spirituel serein.

Une fée magique, un environnement heureux où nous pouvons préserver, prendre soin et mieux partager nos “trésors” les plus précieux représentés. Tout d’abord, ceux que nous aimons.

Et c’est ainsi, habituellement.

Mais pour d’autres “biens” moins bien accueillis, comme les blessures profondes que la vie, malheureusement, nous inflige parfois et que la maison peut et / ou doit encore accueillir, sauvegarder, il me semble qu’une certaine tendance d’omerta, une ombre se répète fréquentement. On pense, parmi beaucoup de douleurs possibles, à un harcèlement, une dépression émotionnelle, une toxicomanie, un handicap et, enfin et surtout (aussi pour des raisons personnelles), une pathologie sévère. Dans ces cas, la réticence dont j’ai parlé pourrait cacher, derrière l’écran de fumée du modèle positif de la maison, quelque chose de diamétralement inverse.

C’est à dire un espace de ségrégation, d’isolement et de brutalisation. La maison peut donc se révéler être un endroit malsain où il vaut parfois mieux s’échapper. Un marais stagnant de souffrance psychophysique où, pour les raisons les plus diverses, nous avons la tendance à cacher et reléguer plutôt que de montrer ces «intérieurs» importuns que le destin, malheureusement, nous fait parfois vivre et souffrir.

Donc, le stéréotype, qui l’a toujours imaginé presque exclusivement dans une clé positive – fondé comment, peut-être, dépassé – pourrait / devrait, le cas échéant, être intégré / révisé avec l’idée inverse d’une dimension parfois moins bienveillante et chanceuse. Un lieu physique / abstrait (également) possible, certainement moins agréable et enviable, car parfois il accueille aussi l’enfer terrestre de la maladie.

Une maladie comprise comme la fraction la plus sombre et la plus terrible de l’existence, comme Maria Giulia Dondero dans son livre “Fotografare il sacro” et Robert F. Murphy dans “Le Silence du corps” ont efficacement souligné, à partir de différentes perspectives ainsi que interconnectés (sémiotique, anthropologique, etc.)

La maison, donc, aussi comme un lieu de souffrance et de douleur, tout en restant une garnison d’opposition tenace aux adversités de la vie et, de toute façon, bastion symbolique de la confiance dans le futur.

À cet égard, je rappelle que la santé est considérée par l’OMS comme un droit fondamental de l’humanité et qu’il ne s’agit pas seulement de l’absence pure et simple de la maladie, mais aussi de l’état de bien-être physique, mental et physique complet de la personne.

Un bien-être psychophysique et social qu’un diagnostic inquiétant nie évidemment et tend à dissoudre, “armé” comme c’est souvent, de même que la mort, d’antidialectique amère et cruelle.

Une indisponibilité pour la médiation, parfois “renforcée” par une esthétique tout aussi dramatique et sans tact, qui, au lieu d’atténuer, peut, au contraire, accentuer davantage l’état de malaise et de désagrément dans lesquel le malheureux protagoniste vit.

Avec ces prémisses, à travers un parcours narratif personnel imaginaire, j’ai essayé de me souvenir pour les voies indirectes et seulement pour les indices, comme j’ai dejà dit – une dimension intime de la maison différente des clichés bienveillants. Un statut différent qui, le caractérise, au contraire, comme une réalité parfois sombre et douloureuse, mais pas nécessairement comme un lieu de reddition et de défaite.

Loin de là!

Pour réaliser cette hypothèse conjectural, j’imaginais alors accomplir quelques cambriolages virtuels, avec un vol attaché (toujours irréel), idéalement en entrant dans certaines maisons pour prendre des photographies du dissimulé; en “violant” de cette façon, son intimité. Il s’agit des maisons fictives, bien sûr, cet hôte et les gens, également imaginaires et anonymes, gravement malades.

C’est, pour être précis, une mini série de vingt maisons, toutes habitées par des gens partageant les mêmes idées, souvent dans leurs parias sociaux de “l’invisible”. Âmes communes, comme tant d’autres, que j’ai théoriquement imaginé, en partie ou en tout, enfermé dans les murs d’une maison / prison. Assiégé, parfois, par un profond désespoir, à cause d’un amer diagnostic concernant une pathologie qui bien qu’elle ne soit pas complètement incurable reste parfois, incurable. Une condition difficile, discriminatoire et parfois précocement létale.

Je suis donc supposé entrer, en pointe des pieds, dans certains de ces tristes appartements et dois espionner dans le secret des vies imaginaires. J’ai idéalement ramené – et c’est le butin mince condensé dans le coeur de mon travail – quelques photographies (fragments d’intérieurs, petites choses à la maison) des environnements habités par ces hôtes hypothétiques / infirmes, dont j’ai également esquissé quelques microscopiques profils personnels et sanitaires, également fictifs, constitués de: noms, lieux, signes cliniques, etc. Avec l’objectif de rendre plus “lisible” ce chemin imaginaire investigatif / narratif que j’ai entrepris, les images photographiques partagent également l’espace de l’œuvre avec d’autres petits “renforts” symboliques, résumés en un melange de rélaborations, anonymes et partielles, de: documents cliniques, études sectorielles, données de santé, etc.

Je voudrais ajouter que j’imagine ce “vol “, qui n’est pas seulement photographique, que j’ai hypothétiquement soustrait à l’intimité domestique de ces maisons – et que je partagerai virtuellement à travers ces œuvres – comme une construction culturelle mince, une sorte d’imaginaire personnel fugace.

Un scénario abstrait mais pas extravagant et, encore moins, loin de la réalité quotidienne de nombreuses personnes touchées, malheureusement, de pathologies parfois progressivement invalidantes et / ou précocement létales. C’est, souvent, de vies marquées par une maladie perçue comme quelque chose d’inéluctable, un destin impitoyable privé, peut-être en raison de son propre défaut structurel. Une “tare”, parfois, sans aucun espoir de la guérison, qui connote la maladie comme un caractère ontologique et inhérent de l’existence humaine.

Un micromonde misérable, aussi hypothétique soit-il, que j’ai synthétisé métaphoriquement dans ce travail, qui s’oppose, je le répète, à un scénario social désastreusement très répandu et réel (je me réfère, en particulier, à l’Italie). À cet égard, en évitant, ici, d’autres et plus explicites positions personnelle et / ou polémiques, je me limite seulement à me souvenir du long et pas facile voie – pas seulement législative – pour parvenir à une meilleure exploitation de la «diversité», n’importe pas quels qu’ils soient: de genre, données personnelles, géographiques, de compétences, etc. Un chemin souvent tout en haut, marqué par une pluralité d’obstacles – en particulier culturels – parfois très difficile à surmonter.

Je le mentionne, parce que j’espère que meilleurs et plus nombreuses garantie d’intégration, d’équilibre et de justice seront plus favorisés, aussi par des politique le plus inclusives possible. Toujours dans cette perspective, j’espère également une attention plus large et sensible aux thèmes tout aussi délicat, comme la législation sur la fin de la vie. Notre Europe civilisée aussi dans ce domaine, n’est pas vraiment un exemple vertueux.

En effet, le Vieux Continent enregistre un cadre encore inégal et déséquilibré, qui présente des différences significatives entre les législations nationales, beaucoup plus avancées dans certains cas que d’autres qui sont (parfois très) moins, caractérisés par des retards et des “résistances”, également fortes, de toutes sortes.

Aussi pour ces raisons, j’espère avoir réussi à donner une connotation plus “politique” à l’investigation imaginaire de ces maisons condensées dans les œuvres que j’ai faites. Mes travaux peuvent être simples, mais avec des ambitions. D’abord, entre autres, ils ont le but de contrer les stéréotypes répandus et les préjugés sur les personnes qui vivent avec un handicap – congénital ou acquis c’est – essayant, ensemble, de stimuler une orientation plus positive à cet égard.

Un meilleur arrangement que, bien que se souvenir concrètement combien une maladie peut retirer, peut mettre en évidence, en revanche, ce qui ne devrait jamais (espérons-le) disparaître, à savoir: la force de résister et de se battre et, notamment … l’ésperance!

Peut-être même juste pour se réintégrer dignement, en accord avec la pathologie dont on souffre, dans le tissu émotionnel et social de référence.

Une confiance et une dialectique qui pourraient être nourries, entre autres, par l’attente de l’espoir développé dans le domaine de la recherche, à partir de la probabilité d’être encore socialement et affectivement utile, ainsi qu’un désir compréhensible et humain … pour durer plus longtemps.

La référence à certaines infirmités particulières (voir liste ci-jointe), plutôt qu’à d’autres, ainsi que décontracté, n’est ni scientifique ni profanateur. Au contraire, j’espère que ce serait favorable, humaniste et, peut-être, potentiellement transcendant. La référence doit etre capable de se référer à une image du figure humaine comprise comme une entité «haute», à la fois physique et intellectuelle, faisant partie d’un écosystème extraordinaire, dans lequel coexistent, dans une interrelation mutuelle incessante, l’esprit et la biologie, abstraite et de la matière.

Jusqu’à la fin!

Jusqu’à amalgamer ensemble, se mêler à la mort, devenant ainsi une chose: pure abstraction, la mémoire et, qui sait, peut-être aussi le mythe: personnel, familial et collectif.

Comment pourraient probablement être les maisons où ils ont trouvé l’hospitalité, aussi temporairement, ces malheureux compagnons imaginaires de lutte et … de résistance!

Ceci, bien que l’image que j’ai décrite est nébuleuse, ce texte est le contexte culturel, la géographie imaginaire sociale – aussi esthétique et dialectique – avec laquelle j’ai été confronté en “entrant” dans ces vingt maisons anonymes.

Rome, le 2 novembre 2017

G. Regnani

P.S.: A travers ce travail – peut-être le plus dur pour moi, sur le plan émotionnel- ainsi que souligner la dimension esthétique et dialectique, j’ai aussi essayé de répondre indirectement à une question liée d’une certaine manière à celle déjà posée par la recherche précédente, c’est à dire: est-ce que la maladie est une forme de la communication?

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Annexe 1

The body silent

Dans toutes les maisons où j’ai été précédemment, comme dans beaucoup d’autres, j’ai vu, entre autres choses, un grand numéro de livres. Je me rappelle avoir déjà regardé un de ceux-ci dans une librairie auparavant. J’ai donc décidé de le prendre … de l’“emprunter”. Il s’agit de “The body silent” de Robert F. Murphy, un livre qui mène une réflexion sur le thème de l’handicap, analysé avec le regard – voir technique – de l’anthropologue, lui-même malade, devenu paraplégique d’abord et plus tard tétraplégique.

La maladie, à travers la dégradation progressive du corps, est perçue par Murphy comme un crochet douloreux qui ouvre les portes à une autre dimension, à une sorte d’évasion du monde, qui interrompt et perturbe les rôles sociaux habituels et donne au patient l’impression de se présenter sous une nouvelle forme. Cette situation, par rapport à la gravité de la pathologie, il l’exonère, en tout ou en partie, de ses propres devoirs sociaux antérieurs.

Cependant, il s’agit d’une dispensation liée à une contrepartie spécifique (idéologique, je me demande?), c’est-à-dire: faire tout ce qui est possible pour se rétablir. C’est parce que même l’infirmité doit se sousmettre à ses propres et spécifiques règles, paradoxalement même quand celles-ci ne peuvent pas être respectées où il n’est plus necessaire que celles-ci le soivent, sont cependant respectées.

Et donc en radicalisant, je pense, en particulier, au c.d. “L’obstination thérapeutique” et, plus généralement, à ces voies thérapeutiques qui prennent des formes de paroxysmes de sorte à s’approcher de la schizophrénie, comme dans le cas, déjà mentionné ci-dessus, des pathologies qui parfois guérissables ne peuvent être guéries.

Le malade n’a pas le choix d’être chargé du fardeau de faire tous les efforts possibles pour améliorer son propre état de santé. Toute lacune, tout échec peut être interprété comme une absence d’engagement, même en tant comme un signe d’abandon indésirable et / ou prématuré.

Dans ce sous-bois culturel, la chose la plus difficile reste la nécessité de dissoudre son indépendance de choix, car, comme malade, encore plus si handicapé, on dépend malheureusement plus ou moins complètement des autres.

De cette façon, on expérimente amèrement un déclin constant de l’estime de soi et une incursion progressive et impitoyable – une véritable usurpation – de l’esprit dû à la maladie. Ensemble, il grandit aussi une rage sans bornes, alimentée par la triste conscience d’avoir acquis une diversité inappropriée et sans précédents. Et, en passant de l’incrédulité de se découvrir malade à faire progressivement expérience de l’invalidité, la maladie touche les cordes délicates intimes, et alimente la colère existentielle pour une affliction sans fin et un désir croissant de rébellion contre le monde entier.

Un odieux sentiment de culpabilité mêlé de honte tend aussi à émerger irrationnellement, bien qu’il peut être sans fondement

La personne invalide éprouve également la forme supplémentaire d’embarras et de ressentiment liée en particulier, aux circonstances dans lesquelles leurs difficultés sont plus ou moins visibles (moteur, dialectique, mnémonique, etc.), avec la mortification inévitable de ces devoir de toute façon adressés / affichés.

On pense, si trivial soit-il, aux actes ordinaires de la vie quotidienne.

L’émergence de la maladie implique donc une reconsidération et un remodelage continus qualitatif / quantitatif de son rôle social, avec des répercussions inexorables et parfois lourdes sur son propre microsystème relationnel de référence. Un potentiel et graduel, effondrement des relations sociales et de la conséquence du retrait des contextes potentiellement plus anxiogènes et, en général, des contacts avec les autres. L’amincissement progressif des relations avant l’apparition d’une pathologie invalidante peut parfois être compensés par la recherche de nouvelles affections, peut-être … parmi «nos semblables».

Donc l’infirme est obligé de tout re-discuter, dans une confrontation incessante et intense entre lui-même et les autres, entre lui- même et son entourage, mais surtout entre lui-même et … lui-même!

Dans cette perspective, la perte progressive de l’autonomie, liée à son propre monde, prend inévitablement le dessus, et devient progressivement “la” condition centrale de la vie quotidienne d’une personne invalide.

La dépendance vis-à-vis de la maladie est beaucoup plus qu’une simple dépendance physique envers les autres, car elle engendre une sorte de relation sociale déséquilibrée qui est englobante, existentielle et, à certains égards, plus invalidante que le défaut physique lui-même. Ce n’est pas tant un état de corps qu’un état d’esprit, une condition qui déforme tous les autres liens sociaux et contamine davantage l’identité de la personne à charge. Cet état de dépendance envahit et érode les bases [note de l’éditeur] sur lesquelles sont fondées les relations sociales. ”

Une agression cruelle qui met à rude épreuve – et sur plusieurs fronts – à la fois la «victime choisie» et ses liens sociaux et émotionnels, même les plus forts et durables.

Pendant l’évolution de la maladie, l’infirme réveille, entre autres, le concept de liminalité, ou la condition de transition d’une situation sociale – généralement mieux, pas seulement du point de vue de la santé – à un autre. Et c’est précisément dans le transit entre les deux conditions que l’on rencontre ce dimension liminale, ce “limbe social” peuplé de vies indéfinies et suspendu “au milieu”. Une dimension frustrante dans laquelle ceux qui souffrent d’une pathologie sévère:

“[…] ne sont ni malades ni en bonne santé, ni morts ni pleinement vivants, ni en dehors de la société, ni complètement impliqués. Ils sont des êtres humain, mais leurs corps sont déformés ou dysfonctionnels, laissant en doute leur pleine humanité […] mais déviants, ils sont le contrepoint de la vie quotidienne. “

Pour bien considérer l’infirmité, il ne suffit pas d’analyser uniquement la composante sociale, car elle ne rend pas pleinement la variété multidimensionnelle et l’articulation de la maladie, composées, comme c’est, à partir des expériences, des relations, des émotions, des contextes, des symboles, des significations, etc. Une multidimensionnalité – en uniformant plus de façon l’ontologie de la maladie, son immanence dans l’existence humaine –qui implique plus de domaines: la connaissance scientifique, la relation personnelle avec sa physiologie, les relations entre l’individu et la réalité sociale environnante et entre eux-mêmes et l’environnement naturel et / ou artificiel de référence. Le corps du patient, “exposé”, impuissant et perdant est, par conséquent, le lieu réel et / ou virtuel et, malheureusement, vulnérable, où l’on éprouve la perte de fonctions / facultés et les relatives humiliations, en devenant un symbole évident de la fragilité humaine. Dans cette progressive et changeante définition de la pathologie, celle-ci crée également une déchirure, progressivement plus large et parfois infranchissable, entre ce que le corps – pas seulement physique – du patient était auparavant et ce qu’il est devenu dans l’ici et maintenant.

Un avant et un après qui se réconcilient avec le stéréotype, dur à mourir, du sujet “selon la loi”, par rapport à ce qui n’est plus. Le malade, surtout celui qui vit un handicap physique, l’éprouve à plusieurs reprises, entre autres, dans les regards / commentaires des autres au sujet de son handicap, dans les lieux publics ainsi que dans les lieux privés, dans le parcours du combattant quotidien entre les environnements conçus souvent non seulement pour les personnes valides, qui les forcent à continuer et parfois difficile, sinon impossible, adaptations, stress, etc. Un réseau d’inconvénients qui, conjugués à l’impossibilité de gouverner décemment les déficits croissants de son propre corps, dégradent encore une fois la qualité, plus ou moins compromise, de la vie quotidienne.

Dans ces circonstances, une sorte d’externalisation de l’identité peut émerger: un’éloignement, une forme d’aliénation et de distanciation de l’esprit qui “s’échappe” du corps malade. Une condition qui a été défini comme une “désincarnation”.

“Ma solution au problème était la dissociation radicale du corps, une sorte d’externalisation de l’identité […] Mes pensées et mon sentiment d’être en vie ont été rapportés à mon cerveau où je réside maintenant et qui, plus que jamais, est le fondament à partir de lequelle je tends la main et j’attrappe le monde. “

 Les sensations, l’état réel, la physiologie du corps assument donc un rôle subalterne, tout ça devient alors une sorte de toile de fond, comme si cela était quelque chose de détaché et de “lointain”.

Et, de cette manière, toute la vie possible est confiée à l’esprit.

Aucun autre “voyage”, en lisant “The body silent”, semble n’avoir jamais été aussi omniprésent et addictif!

Annexe 2

Fotografare il sacro

 Une des valeurs fondamentales de mon travail, inspiré par la photographie précitée du sacré de Maria Giulia Dondero, est connectée à l’idée – particulièrement chère à moi – que la vie est toujours un cadeau, indépendamment de qui / quoi / où il est censé être venu. Un cadeau que je crois vaut toujours la peine … de vivre, peut-être pleinement, même dans les limites d’une existence digne.

Un don qui peut évoquer, s’il est authentique, même une dimension sacrée et transcendante, notamment pour sa nature libre et «désorganisée», liée, comme elle l’est, aussi au hasard. Une dimension sans contrefaçon, donc sans tactiques contingentes et / ou stratégies au moyen ou au long terme. Un don immotivé, instinctif et sublime ensemble, comme cela peut être une aubaine. Un avènement, un don pur, qui, en s’extirpant, peut assumer les contours d’un geste même “irresponsable” qui, comme un acte inconscient, est étranger même au donneur, et donc en étant impersonnel, est libre de tout besoin de contrepoids social. En radicalisant de plus, il peut aussi être imaginé comme un acte sans nom, inconnu même de lui-même; donc dépourvue de relation avec quelqu’un / quelque chose. Sans visage, une identité.

En d’autres termes: anonyme, invisible.

En tant qu’invités des maisons dans lesquelles, en esprit, mon avatar immatériel est apparu, un autre moi-même, même si pendant un moment, là … “c’était“!

Annexe 3

Lector in fabula

Toutefois, je n’imaginais pas ce “cambriolage” seul, mais avec l’intervention, différée, (autant, je l’espère!) d’autres collaborateurs / complices anonymes, c’est-à-dire: les observateurs / spectateurs de mon travail. Complices spéciaux: “récepteurs”, pour être exact.

Partenaires commerciaux, qui, en les intégrant à leur contribution personnelle, rechargez mon sens œuvres / butin, avant de les placer dans un trafic également imaginaire de biens volés. Un marché qui pourrait aussi être animé par le regard d’autres futurs possibles spectateurs / complices et ainsi de suite, autant de fois que possible, idéalement sans interruption.

Le point de départ, avec toutes les limites de l’affaire, vient des théories d’Umberto Eco dans son Lector in fabula, qui traitent du thème de l’interprétation du texte comme une tâche du lecteur.

A l’instar du lecteur idéal d’Eco, je voudrais idéalement stipuler une sorte de pacte de coopération avec l’observateur occasionnel de mes œuvres, qui dure peut-être longtemps même après la vision occasionnelle de l’œuvre. Un contrat de relecture hypothétique et attribution / intégration additionnelle de sens aux œuvres que je propose. De plus, cette perspective coopérative pourrait aussi être reconsidérée dans la mythologie purement heureuse sur la maison dont j’ai parlé plus tôt.

Dans cet humus coopératif, le spectateur / observateur idéal n’est pas un “naïf”. Au contraire, il a tout le potentiel – pendant et après la vision, même fugace, de mes œuvres – de contribuer idéalement à relire de son point de vue, de (re) créer, si nécessaire, le sens de mon texte / travail.

Et, probablement, “donner voix” à d’autres probables histoires de l’endurance humaine, aussi limitées soient-elles les informations / indices de départ clairsemés et déformés qui trouveront dans mon travail.

Je voudrais donc que ce collaborateur anonyme, entre ce qui a été proposé et imaginé – dire entre «dit» et «non-dit» de ces œuvres – se rejoint idéalement à moi – pour une «mise en réseau», comme une association commerciale – dans l’exploration et le partage de cette dimension de lutte, de résistance et d’espoir. Il le ferait en exploitant ses compétences et sensibilités personnelles, en les mélangeant avec les références que j’espère (suffisantes) il trouvera dans mes œuvres. Je voudrais aussi qu’il devienne un véritable co-auteur (quoique temporaire), qui, à partir de mes idées, pourra reconstruire, au moins momentanément, une ou plusieurs histoires plausibles des invités imaginaires des maisons dans lesquelles je suis idéalement entré pour prendre des photographies.

Dans cette entreprise collective, en repensant à Eco, ce co-auteur hypothétique et idéal travaillera avec moi pour que la (re) narration, éventuellement stimulée par mon travail, “fonctionne” mieux aussi pour les individus concernés (beaucoup, j’espère!), qui plus tard le partageront.

Aller plus loin dans le détail, dans une perspective plus technique, dans ces explorations virtuelles, la coopération interprétative à laquelle j’ai mentionné pourrait développer graduellement, par fractions inférentielles, non déductives mais inductives.

Dans ce travail, en fait, la généralisation de départ auquel je me réfère – c’est-à-dire, la maison, avec son triste “interne” – est une généralisation induite plutôt qu’une inférée. Plus précisément, c’est parce qu’il commence à partir de lieux incertains offerts par mes photographies de petites composantes domestiques. Pas sans doute et non linéairement toujours et cependant traçable à la certitude généralisation / maison elle-même. À partir de ces prèmises, les objets, les environnements photographiés et les généralisation / maison représentée dans mes travaux, sont reliés les uns aux autres par une relation de type quantitatif: la partie pour l’ensemble (c.d. synecdoque). La maison imaginaire à laquelle on se réfère est donc indirectement évoqué dans la représentation de: un vase, un meuble, un accessoire, un cadre, etc.

Sinon, quoique similaire, l’autre généralisation parallèle à laquelle mon travail est connecté,

– la maladie, au sens le plus dramatique, et les «renforcements» sémantiques auxquels j’ai fait allusion précédemment (documents cliniques, études sectorielles, données de santé, etc.), repose sur une relation type substitutif: quelque chose à la place de quelque chose d’autre (c.d. métonymie). La maladie, dans ce cas, est rappelée à nous par les «renforcements» métaphoriques dont je viens de parler. Une double généralisation (la maison et la maladie) qui, comme je l’ai souligné précédemment, n’était pas entièrement explicitée dans ces travaux, et donc ne peut pas apparaître immédiatement de façon évidente et, par conséquent, pas facilement “lisible”. Vice versa, si mes œuvres / locaux avaient été rappelés d’une manière moins misterieuse que les clichés, j’aurais peut-être préféré un chemin dans l’observateur probablement plus direct et déductif, dans lequel les conclusions probables sembleraient suivre d’une manière plus linéaire mes travaux / prémisses. C’est, je le sais, une route interprétative tortueuse et tendentiellement hermétique, mais il était important pour moi de partir de simples fragments de ce quotidien pas facile et heureux (métaphore aussi des “petits” à qui mon travail se réfèrent) pour ensuite revenir à un “discours”, j’espère, avec une portée plus large.

Enfin, je voudrais préciser que j’ai toujours interprété l’ensemble de ce que j’ai mentionné dans la partie initiale – non seulement mes œuvres, donc – comme un vrai texte, à comprendre non seulement comme un texte (écrit, livre, article, etc.), mais, dans un sens sémiotique, comme un récipient formel de sens, peut-être à décoder.

Quelques références

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Maria Giulia Dondero, Fotografare il sacro, Booklet, Milano;

Umberto Eco, Lector in fabula, Bompiani, Milano;

Robert F. Murphy, Il silenzio del corpo, Erickson ed., Trento;

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_abbreviations_for_diseases_and_disorders;

http://www.icd10data.com/;

http://www.who.int/en/.

Dégagement de responsabilité

Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. (traduction: G. Altomare)

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La maison. “Intérieurs”

fiche technique et illustrative

Le polyptyque

  • le polyptyque intitulé La maison. “Intérieurs” est composé de n. 21 œuvres/images
  • chaque œuvre mesure environ 50 x 50 cm
  • la disposition est la suivante:

La_casa-Interni-Regnani_Gerardo-allestimento1-numerazione

  • l’image centrale (le numéro 11), en particulier:
    • il est formellement similaire à d’autres images, mais différent dans le contenu
    • il demande au spectateur une question sur la communication
    • il résume métaphoriquement l’ensemble du polyptyque
  • chacune des 20 autres images est dédiée à un patient et à sa maladie (les deux imaginaires)
  • dans chaque oeuvre il y a deux photographies: une centrale et un contour, placé en arrière-plan, qui “encadre” celui visible au centre (tous deux modifiés avec un éditeur de photo)
    • chaque photographie centrale, à l’exception de l’œuvre n. 11, représente les détails de l’intérieur/extérieur et/ou du mobilier/accessoires des maisons dans lesquelles “je suis entré” au cours de mon enquête imaginaire
    • chaque photographie en arrière-plan représente une refonte de parties de documents hypothétiques et anonymes liés à la maladie du protagoniste imaginaire de l’œuvre, comme par exemple: recherche sectorielle, détail des graphiques, information sur la santé, analyses cliniques, etc.
  • les informations relatives à chaque protagoniste imaginaire de chaque œuvre, sauf l’œuvre centrale, sont résumées dans une petite fiche personnelle et médicale, également imaginaire, imprimée en surimpression, indiquant: nom, ville, âge, groupe sanguin, initiales de la maladie, code de la CIM-10(*); en particulier, le nom de la ville indiqué sur chaque carte de données personnelles visible sur chaque œuvre est celui du chef-lieu de l’une des Régions d’Italie
    • la disposition de la fiche est la suivante:

La_casa-Interni-Regnani_Gerardo-fac-simile_scheda_anagrafico-sanitariaIndex des noms, villes, acronymes des maladies(*)

  1. Pietro R., Firenze, DMD
  2. Silvio B., Torino, RA
  3. Amalia M., Bari, AD
  4. Marina B., Milano, SLE
  5. Mario L., Trieste, HIV
  6. Sara T., Perugia, ALL
  7. Arianna P., Cagliari, OA
  8. Luca P., Genova, HD
  9. Giovanni F. , Aosta, EPI
  10. Maria Z., Catanzaro, CGG
  11. Une question sur la communication
  12. Maura D., Potenza, SOB
  13. Fabio V., Bologna, CF
  14. Aldo S., Roma, NB
  15. Michele G., Trento, PD
  16. Ada G., Napoli, EDS
  17. Luciana C., Venezia, MS
  18. Flavia Q., Ancona, NF
  19. Riccardo B. , L’Aquila, RRP
  20. Rosa G., Palermo, LC
  21. Vincenzo C. , Campobasso, IBD

Index des paragraphes(*)

  1. DMD Myopathie de Duchenne
  2. RA Polyarthrite rhumatoïde
  3. AD Maladie d’Alzheimer
  4. SLE Lupus érythémateux disséminé
  5. HIV Virus de l’immunodéficience
  6. ALL Leucémie aiguë lymphoblastique
  7. OA Arthrose
  8. HD Maladie de Huntington
  9. EPI Épilepsie
  10. CGG Coagulopathie
  11. SOB Dyspnée
  12. CF Fibrose kystique
  13. NB Neuroblastome
  14. PD Maladie de Parkinson
  15. EDS Hypersomnolescence
  16. MS Sclérose en plaques
  17. NF Fasciite nécrosante
  18. RRP Papillome humain
  19. LC Cirrhose
  20. IBD Maladie de Crohn

Quelques petit informations sur les maladies

(Les informations générales ci-dessous ne sont pas des conseils médicaux et peuvent donc ne pas être exactes. Le contenu n’a, dans tous les cas, qu’un but illustratif simple et ne remplace en aucun cas l’opinion du médecin).

Liste des maladies(*)

  1. DMD Myopathie de Duchenne

ICD-10-CM Diagnosis Code G71.0

  • La myopathie de Duchenne (DMD) est la plus grave des manifestations en rapport avec un déficit de la dystrophine qui permet aux muscles de résister à l’effort : sans elle, les fibres musculaires se dégénèrent. La maladie peut toucher tous les muscles dont le muscle cardiaque. Cette cardiomyopathie est la principale responsable de la mortalité de cette maladie. Quand le diaphragme est atteint par la maladie cela entraîne un arrêt respiratoire ce qui peut être une autre cause de mortalité due à cette maladie. Le diagnostic est souvent réalisé après l’âge de 2 ou 3 ans, c’est-à-dire après l’apparition des premiers signes cliniques. Elle se fait vers une aggravation progressive : la quasi-totalité des garçons atteints sont en fauteuil roulant à l’âge de 12 ans. L’espérance de vie, du fait de l’aggravation des troubles respiratoires, est en moyenne d’à peu près 25 ans en 2002. Elle a doublé en 20 ans grâce à la prévention et à l’information: elle est passée de 20 ans à peine à plus de 40 ans. Le décès est le plus souvent de cause respiratoire. Des expériences sont en cours sur des souris.
  1. RA Polyarthrite rhumatoïde

ICD-10-CM Diagnosis Code M05

  • La polyarthrite rhumatoïde (PR) est la cause la plus fréquente des polyarthrites chroniques. C’est une maladie dégénérative inflammatoire chronique, elle est caractérisée par une atteinte articulaire souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. Le diagnostic peut en être malaisé au début de son évolution, en raison de l’absence de signe clinique spécifique, du caractère inconstant des signes biologiques et du retard d’apparition des érosions articulaires radiologiques ou de leur lente évolution. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune d’origine inconnue.
  1. AD Maladie d’Alzheimer

ICD-10-CM Diagnosis Code G30

  • La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones) incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain. La destruction des neurones se poursuit jusqu’à la perte des fonctions autonomes et la mort. La vitesse et l’évolution de la maladie varient selon l’individu, ce qui rend difficile tout pronostic, notamment d’espérance de vie (de 3 à 8 ans selon l’âge du patient au moment du diagnostic. La maladie évolue en quatre étapes, avec une progression caractéristique de troubles cognitifs. L’apparition de plaque amyloïde peut être due au vieillissement normal. L’accumulation anormale sous-jacente à la maladie d’Alzheimer reste cependant inexpliquée. La responsabilité de toxiques est suspectée, tels que le mercure lorsqu’il est accumulé dans le cerveau sous sa forme ionisée divalente pro-oxydante et à forte affinité pour les groupements soufrés thiols.
  1. SLE Lupus érythémateux disséminé

ICD-10-CM Diagnosis Code M32

  • Le lupus érythémateux disséminé (LED) est une maladie systémique auto-immune chronique, de la famille des connectivites, c’est-à-dire touchant plusieurs organes, du tissu conjonctif, qui se manifeste différemment selon les individus. L’adjectif associé est lupique. Le lupus tient son nom de ce que cette maladie était considérée uniquement sous son aspect de “maladie tuberculeuse de la peau1“, et, ainsi, comme un ulcère qui rongerait la face, et bien souvent de manière létale, tel un loup (en latin: lupus). Dix femmes sont touchées pour un homme. Le lupus touche principalement la femme jeune âgée entre 20 et 40 ans. Il est exceptionnel avant l’âge de 5 ans. Le LED est une maladie souvent confondue avec d’autres à cause de sa tendance à « mimer » les symptômes de nombreuses pathologies. La survie atteint actuellement plusieurs décennies dans la majeure partie des cas. Les causes restent inconnues. Cependant, certains facteurs (exogènes et, ainsi, endogènes) favorisants exogènes et endogènes ont été identifiés.
  1. HIV Virus de l’immunodéficience

ICD-10-CM Diagnosis Code B20

  • Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus infectant l’humain et responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), qui est un état affaibli du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes. Bien qu’il existe des traitements antirétroviraux (ARV) efficaces luttant contre le VIH en parvenant à rendre dans la plupart des cas la charge virale jusqu’à un niveau indétectable et empêchant ainsi l’apparition du SIDA, il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin ou traitement définitif. Le traitement par ARV, quasi systématique, des patients au statut sérologique positif et la PreP (Truvada) sont également des outils de protection contre la transmission du virus. Transmis par plusieurs fluides corporels : sangsécrétions vaginalesspermeliquide pré-éjaculatoire ou lait maternel, la contamination par le VIH, et son développement au stade SIDA, est aujourd’hui considéré comme une pandémie ayant causé la mort d’environ 25 millions de personnes entre 1981 (date de la première identification de cas de SIDA) et janvier 2006.
  1. ALL Leucémie aiguë lymphoblastique

ICD-10-CM Diagnosis Code C91

  • La leucémie aiguë lymphoblastique est un type de cancer et de leucémie provoquée par la multiplication de lymphocytes défaillants dans la moelle osseuse appelés blastes. Elle affecte surtout les enfants et comme son nom “aiguë” l’indique elle apparaît brutalement, avec seulement quelques jours ou semaines entre les premiers symptômes et le diagnostic, le traitement pouvant alors débuter dans les jours ou les heures qui suivent le diagnostic. Ce sont des leucocytes (globules blancs) dont le développement s’est bloqué; ces blastes sont donc dans l’incapacité de nous protéger contre les corps étrangers, ce que font toutes les cellules normales de notre système immunitaire. En l’absence de traitements, les blastes vont proliférer, envahir la moelle osseuse, et tous les autres organes. C’est une maladie dont les causes sont encore inconnues. Elle peut survenir à tout âge, chez le nourrisson comme chez la personne âgée, avec de fréquentes périodes de rémission chez l’enfant.
  1. OA Arthrose

ICD-10-CM Diagnosis Code M19.91

  • L’arthrose est une maladie qui touche les articulations, on l’appelle aussi arthropathie chronique dégénérative. Elle est caractérisée par la douleur, mécanique et diurne et la difficulté à effectuer des mouvements articulaires. Au niveau de l’articulation, la surface du cartilage se fissure, s’effrite et finit par disparaître. Ensuite, des excroissances osseuses se forment et nuisent aux mouvements. L’arthrose traduit une dégénérescence du cartilage des articulations sans infection ni inflammation particulière. C’est la maladie articulaire la plus fréquente et elle survient de plus en plus tôt dans la vie (peut-être en partie à cause d’une augmentation du poids moyen). Les premiers symptômes apparaissent généralement à partir de 40-50 ans, mais la maladie commence souvent bien plus tôt.
  1. HD Maladie de Huntington

ICD-10-CM Diagnosis Code G10

  • La maladie de Huntington (parfois appelée chorée de Huntington) est une maladie héréditaire et orpheline, qui se traduit par une dégénérescence neurologique provoquant d’importants troubles moteurs, cognitifs ainsi que psychiatriques, évoluant jusqu’à la perte d’autonomie puis la mort. Plusieurs pistes de traitements sont en cours d’expérimentation. La maladie se développe chez des personnes âgées en moyenne de 40 à 50 ans. Plus rarement, elle se manifeste sous une forme précoce avec l’apparition de premiers symptômes entre 15 et 25 ans. L’âge auquel elle se manifeste diffère considérablement selon les individus.
  1. EPI Épilepsie

ICD-10-CM Diagnosis Code G40.31

  • L’épilepsie, aussi appelée mal comitial, est une affection neurologique définie par une prédisposition cérébrale à engendrer des crises épileptiques dites « non provoquées », c’est-à-dire non expliquées par un facteur causal immédiat. Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d’une population de neurones (soit limitée à une région du cerveau: crise dite « partielle », soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée: crise dite « généralisée ») due à une décharge épileptique. Un facteur prédisposant peut être d’origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d’un traumatisme crânien grave), toxique (comme certains médicaments comme le tramadol qui abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l’électro-encéphalogramme peut être considérée comme prédisposant).
  1. CGG Coagulopathie

ICD-10-CM Diagnosis Code D68.9

  1. SOB Dyspnée

ICD-10-CM Diagnosis Code R06

  • La dyspnée (du latindyspnoea, du grec ancien dyspnoia de dyspnoos  – court d’haleine) est une difficulté respiratoire. On distingue deux types de dyspnées : la difficulté à inspirer de l’air (ou faire entrer de l’air dans ses poumons), ou dyspnée inspiratoire, et la difficulté à expirer de l’air (ou faire sortir de l’air de ses poumons), ou dyspnée expiratoire. Cette difficulté à respirer comporte une composante subjective, représentée par la gêne éprouvée par le patient, et une composante objective. Les circonstances d’apparition de la dyspnée permettent une orientation diagnostique. Soit elle s’installe très rapidement (c’est une dyspnée aiguë), soit elle existe depuis longtemps (c’est une dyspnée chronique).
  1. CF Fibrose kystique

ICD-10-CM Diagnosis Code E84

  1. NB Neuroblastome

ICD-10-CM Diagnosis Code C74.90

  • Le neuroblastome est la tumeur solide extra-crânienne la plus fréquente chez le jeune enfant. C’est un cancer touchant des cellules souches embryonnaires de la crête neurale qui constitue le système nerveux autonome sympathique. L’âge moyen de découverte chez l’enfant est entre un et deux ans. Son incidence est d’environ un cas pour 100 000 enfants. Cela reste le cancer le plus fréquent chez l’enfant de moins d’un an. Quelques rares cas ont été rapportés chez l’adulte. Quand la lésion est localisée, elle est généralement curable. Cependant, l’espérance de vie des enfants en stade avancé reste faible malgré des thérapies La cause reste inconnue.
  1. PD Maladie de Parkinson

ICD-10-CM Diagnosis Code G20

  1. EDS Hypersomnolescence

ICD-10-CM Diagnosis Code R40.0

  • L’hypersomnolescence est un trouble du sommeil faisant partie des dyssomnies. Les hypersomnolences sont avant tout un symptôme, présent dans plusieurs affections telles que: a narcolepsie, les hypersomnies idiopathiques, le syndrome des jambes sans repos, le syndrome d’apnée du sommeil, certaines formes de dépression nerveuse, etc. La narcolepsie ou «maladie de Gélineau»., en particulier, est un trouble du sommeil chronique ou dyssomnie Elle est caractérisée par un temps de sommeil excessif : l’individu ressent une extrême fatigue et peut s’endormir involontairement à un moment non adapté, comme au travail, à l’école, ou dans la rue. Les patients atteints de narcolepsie souffrent habituellement de troubles nocturnes du sommeil et d’un temps de sommeil anormal, ce qui prête à confusion avec l’insomnie. La narcolepsie touche un peu plus d’hommes que de femmes. Comme beaucoup de maladies rares, la maladie est parfois très tardivement diagnostiquée, parfois après plusieurs années d’évolution.
  1. MS Sclérose en plaques

ICD-10-CM Diagnosis Code G35

  • La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui touche des individus génétiquement prédisposés mais qui semble déclenchée par des éléments environnementaux qui agissent comme des facteurs de dérégulation de l’immunité, d’inflammation et de dégénérescence des nerfs. La forme progressive est dépourvue de poussées et évolue peu à peu. Plusieurs hypothèses de causes (étiologie) ont été avancées, comme une destruction de la myéline par le système immunitaire ou une incapacité des cellules à la produire. Des causes génétiques et environnementales, telles que des infections, ont aussi été proposées. Il n’existe pas de traitement curatif. L’espérance de vie du patient diminue de 5 à 10 ans en moyenne. C’est la maladie auto-immune affectant le système nerveux central la plus fréquente.
  1. NF Fasciite nécrosante

ICD-10-CM Diagnosis Code M72.6

  • La fasciite nécrosante est une infection rare de la peau et des tissus sous-cutanés profonds, se propageant le long des fascia et du tissu adipeux, surtout causée par le streptocoque du groupe A. Ces bactéries sont également appelées « bactéries mangeuses de chair », mais cette appellation est fausse. En réalité, ces bactéries ne se nourrissent pas de la chair, mais libèrent des toxines, mortelles pour les cellules vivantes, ou, qui par leurs effets sur le système immunitaire, conduisent à la production de radicaux libres. La fasciite nécrosante est une urgence médicale dont l’évolution rapide est parfois fatale. Le traitement, urgent, est toujours mixte, médical et chirurgical. L’antibiothérapie est nécessaire et doit être adaptée aux germes suspectés. Le traitement chirurgical immédiat est un débridement des zones nécrotiques, parfois une amputation devient nécessaire.
  1. RRP Papillome humain

ICD-10-CM Diagnosis Code C32.3

  • Le virus du papillome humain (VPH, en anglais Human papillomavirus, HPV) est un virus à ADN faisant partie de la famille des Papillomaviridae. Il existe environ 200 génotypes de papillomavirus différents. Certains génotypes se transmettent par contacts cutanés et infectent la peau tandis que d’autres sont sexuellement transmissibles et sont notamment responsables de 99 % des cancers du col de l’utérus chez la femme. Les papillomavirus humains sont souvent présents sur la peau normale de sujets sains. On parle d’infections cutanées asymptomatiques, qui apparaissent très tôt dans l’enfance. La plupart des infections à papillomavirus sont latentes ou transitoires. Les lésions induites par ces virus régressent spontanément la plupart du temps. Néanmoins le caractère cancérigène du virus a été mis en évidence par la capacité du virus a s’intégrer au génome de la cellule pour produire des protéines qui inactivent les protéines (P53, RB) produites par les gènes suppresseurs de tumeurs. Le pouvoir pathogène des papillomavirus humains dépend: du statut immunitaire de la personne infectée, de facteurs génétiques favorisant la transformation maligne des lésions dues aux HPV, du type d’HPV.
  1. LC Cirrhose

ICD-10-CM Diagnosis Code K74

  • La cirrhose est une maladie du foie, résultant d’agressions biochimiques répétées, le plus souvent par la consommation chronique d’alcool ou par des virus hépatotropes mais pouvant aussi résulter de l’accumulation de graisses dans le foie, de maladies auto-immunes, de déficits enzymatiques ou autres. Généralement considérée comme irréversible, la cirrhose peut toutefois régresser lorsque l’agent causal a été éliminé mais le foie ne revient pas nécessairement à son activité antérieure. Dans les stades avancés, la principale, sinon la seule, option demeure la transplantation hépatique. La cirrhose est l’aboutissement d’un processus d’inflammation chronique du foie par divers agents et toxiques. Les causes principales de cirrhose se trouvant actuellement être les hépatites virales, l’hépatopathie alcoolique et la stéatose hépatique non-alcoolique. Les signes positifs de cirrhose sont nombreux et variés.
  1. IBD Maladie de Crohn

ICD-10-CM Diagnosis Code K50.919

  • La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) qui peut atteindre tout le tube digestif et éventuellement la peau, les articulations et les yeux. Cette maladie est caractérisée par une inflammation le plus souvent retrouvée au niveau de l’iléon et du côlon, qui serait d’origine multifactorielle, faisant intervenir entre autres une composante génétique et le microbiome. Il s’agit d’une maladie chronique évoluant typiquement par poussées espacées par des phases dites de rémission, asymptomatiques. Les signes digestifs sont le plus souvent à type de diarrhée, de douleur abdominale ou de lésion proctologique. Le traitement est surtout médical avec l’utilisation de dérivé aminosalicylé au cours des poussées et d’immunosuppresseur en entretien. Une intervention chirurgicale est parfois justifiée. L’arrêt d’un éventuel tabagisme est conseillé. Les causes de la maladie sont encore inconnues même si certains facteurs sont privilégiés : facteurs immunologiques, génétiques, environnementaux.

(*)  La classification CIM (Classification internationale des maladies, en particulier la Classification statistique internationale des maladies, des traumatismes et des causes de décès) est la classification internationale des maladies et des problèmes connexes, établie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS-OMS). La CIM est une norme de classification pour les études statistiques et épidémiologiques, ainsi qu’un outil de gestion valide pour la santé publique et l’hygiène. Il en est aujourd’hui à sa dixième édition (CIM-10), approuvée en 1990 lors de la 43e Assemblée mondiale de la Santé de l’OMS et utilisée depuis 1994

(**) L’abréviation internationale de la maladie est indiquée en caractères gras.

____________

Références: Wikipedia.org (Décembre 2017)

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Avertissement/disclaimer

Ce travail est un travail entièrement imaginé, le résultat de fantasme. Toute référence, par conséquent, aux personnes réellement existantes ou à la mort et/ou faits factuels doit être considérée comme totalement involontaire et donc purement accidentelle. Malheureusement, la dimension humaine à laquelle il fait référence, de diverses manières, n’est pas imaginative.

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(***) Exposition de photographie: In/visibles

Du 1er au 29 septembre 2018, Galerie Remp Arts, Durban-Corbières (France)

Cravero-In-visibili

Claudio Cravero, s.t.

La_casa-Interni-Regnani_Gerardo01aa

Gerardo Regnani, La maison – “Intérieurs”, op. n. 1

In/visibles

(auteurs: Claudio Cravero, Turin, et Gérardo Régnani, Rome;: Claudio Isgro, conservateur)

Avec et sans maison. Si l’exposition se résumait à cette dualité, à cette simple

dichotomie, entre le bien et le mal, entre bonheur et malheur, elle perdrait beaucoup

de sa force, répétant, reproduisant un des nombreux clichés qui accompagnent nos

vies.

Au contraire grâce à la capacité, à la finesse interprétative des deux auteurs le

stéréotype réconfortant se brise et nous laisse éperdus, fragiles. Seuls.

Claudio Cravero et Gérardo Régnani exposent, s’exposent, l’un face à l’autre, comme

une confrontation, un duel dialectique entre qui a et qui n’a pas. Leurs regards se

pénètrent, les murs se rapprochent, pourraient s’échanger, ils deviennent miroirs.

Claudio Cravero rencontre les personnes qui n’ont pas de maison. Ils l’ont eue mais

chemin faisant, ils l’ont perdue. Par empathie, pour une promesse, il les photographie.

De ces personnes il n’en fait pas l’objet d’un reportage social, il fait leur portrait.

La différence stylistique et humaine est énorme. Dans son studio à travers la lumière

et l’attention à leurs vies il leurs redonne la dignité perdue. Une lettre manuscrite par

eux-mêmes témoigne de leurs histoires et fait partie intégrante de l’oeuvre finale.

Gérardo Régnani, par effraction virtuelle s’introduit dans des maisons habitées par des

personnes imaginaires et anonymes. Où le stéréotype voudrait trouver le refuge du

bonheur, l’écrin précieux du réconfort familial son travail nous montre des

maisons-prisons habitées par des parias sociaux, des invisibles qui partagent un

diagnostic clinique amer. L’exposition présente un polyptique composé de vingt

maisons qui mêlent bribes d’intimité, fragments d’intérieurs et rapports médicaux.

Les deux auteurs nous proposent des histoires difficiles, in/visibles de notre

contemporanéité. L’art a aussi ce devoir.

Claudio Isgro

(conservateur)

« extrait du texte de l’exposition »

https://www.galerie-remp-arts.com/copie-de-saison-2017

La maison. “Intérieurs” – Une sorte de voyage imaginaire à travers la photographie sur l’idée de la maison et de la maladie/handicap pour donner une forme à l’invisible (mindfulness et/ou catharsis?)ultima modifica: 2017-11-02T22:01:26+01:00da gerardo.regnani
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